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  • Insolite : des milliards de cigales avides de sexe sortent de terre

    cigale

    New York envahie par les cigales. Photo DR

    Le 22 mai, c'est la Journée mondiale de la biodiversité.  La France en profite pour fêter la Nature, jusqu'au 26 mai, en mettant à l'honneur cette année les "petites bêtes". Vous savez, le menu peuple des insectes, arachnéïdes, mollusques, crustacés gastéropodes et autres lombrics. Aux Etats-Unis, les petites bêtes en question font tout en grand et peuvent parfois faire mal... La Floride doit affonter ce printemps une invasion d'escargots géants destructeurs de cultures venus d'Afrique pour la deuxième année consécutive. Quant à la côte Est, elle vit une invasion exceptionnelle de cigales... 

    cigaleMille milliards de mille... cigales !

    Je sais pas vous, mais moi, le chant des cigales accompagné d'une vraie chaleur estivale propre à vous faire tomber la chemise pour le débardeur et abandonner les bottines pour les tongs, ça commence à me manquer sérieux. Ah ! Le chant des cigales, synonyme de soleil ! Il est des êtres humains qui se plaignent pourtant de ce que ce chant les empêche de dormir, à l'heure de la sieste. Jamais contents. Les Américains du Nord bougons ont tout intérêt à s'équiper de boules Quies, car selon les estimations les plus mesurées, pas moins de 20 à 30 milliards de ces insectes sortir de terre depuis le début du mois de mai. Leur nombre pourrait même dépasser mille milliards, selon un spécialiste du Smithsonian Institute, aux USA, cité par le magazine Phys.org.

    "Basic instinct 2" version cigales

    cigaleCes cigales aux yeux rouges, inoffensives, appartiennent à la famille des Cicadidae et sont endémiques des USA. Elles sont terrées depuis 17 ans et sortent de terre courant mai dans un but unique : se reproduire. Le phénomène, auquel les scientifiques ont donné un nom de film, non pas "Basic instinct 2", mais  "Brood 2" (Progéniture 2), se produit avec une régularité mal comprise. Mais selon les chercheurs, quand la température atteint 18 degrés Celsius, les cigales sortent de leurs cachettes pour se reproduire, pondre des larves et mourir. Le 6 mai, "L'émergence de Génération II a commencé", s'enthousiasmait, le site cicadamania.org, où des cigales avaient déjà été repérées émergeant de terre en Caroline du Nord et dans le New Jersey. Leur progéniture sortira 17 années plus tard pour répéter le même cycle. La cigale française qui vit sur la Côte d'Azur, est bien plus active : elle se terre quatre à six ans, selon la qualité du sol, avant de sortir trois à quatre semaines en liberté. Vers la fin de sa vie, fin août début septembre, chaque femelle pond jusqu'à 400 oeufs pas plus grands qu'un grain de riz, dont seulement 5% arriveront à terme, avant de s'enfouir à nouveau dans la terre, pour se protéger de l'hiver.

    L'amour en chantant, une fois tous les 17 ans

    Autant dire que question sexe, les petits insectes chanteurs américains qui en sont sevrés depuis 17 ans, sont prêts à sauter sur tout ce qui bouge et qui ressemble un tant soit peu à un(e) de leur congénère. Pas dangereux pour autant, ils ne dévastent même pas les cultures comme leurs cousins les criquets, avec lesquels il ne faut pas les confondre, ou les fameux escargots africains de Floride. L'un des rares désagréments de ces essaims gigantesques est le bruit. Il peut atteindre 94 décibels : « à un tel niveau d’intensité, vous n’entendez pas les avions passer au-dessus de vos têtes », explique Gene Kritsky, entomologiste de l'université de Mount St. Joseph, dans le Cincinnatti.

    Même avec des boules Quies, adieu la sieste en Amérique.  A moins de saisir l'occasion pour la faire en mode coquin...

    Cathy Lafon

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    • Tout sur les cigales sur l'Office pour les insectes et leur environnement : cliquer ICI

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  • Nucléaire : et ces centrales, sommes-nous capables de les démanteler ? Réponse mardi 21 mai sur ARTE

    démantèlement arte nucleaire.jpg

    Photo DR Eclectic Presse

    Un état des lieux alarmant sur les dangers de la déconstruction des sites nucléaires : c'est le constat que fait ce soir sur  ARTE un documentaire de Bernard Nicolas.

    Si la Cour administrative d’appel de Nancy a rejeté jeudi 16 mai une requête visant à fermer immédiatement la centrale de Fessenheim, cette dernière, la plus vieille de notre parc électro- nucléaire, le sera nécessairement d'ici la fin du mandat de François Hollande. Mais sommes-nous réellement capable d’opérer son démantèlement ? Pas si sûr, comme le montre « Centrales nucléaires, démantèlement impossible », le dernier film de Bernard Nicolas. Le réalisateur de « Médiator, histoire d’une dérive » et de « France Télécom Orange, malade à en mourir », déjà diffusés par ARTE passe au crible les pays qui ont tout misé sur l’énergie  nucléaire. De la France aux États-Unis en passant par l’Allemagne, ils  se  trouvent aujourd’hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l’arrêt. Il y a quarante ans, leurs concepteurs n’avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu’il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs.  

    Démantèlement d'une centrale nucléaire mode d'emploi. Vidéo AFP

    Des risques non maîtrisés

    Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité semble tout autre.  Dans la nouvelle enquête de ce spécialiste de l’investigation on découvre l’aventurisme des politiques de démantèlement en cours, reposant sur des techniques complexes que nul ne maîtrise à ce jour, en dépit des déclarations rassurantes des autorités et des gestionnaires du nucléaire.

    L'insoluble quesdéchets nucléaires arte.jpgtion des déchets

    Entre problèmes techniques à répétition, risques permanents de contamination pour l’homme et l’environnement, et surtout impossibilité de stocker en toute sécurité des déchets nucléaires (dont certains resteront dangereux pendant des centaines de milliers d’années). La question est bien d’actualité : le projet controversé d’enfouissement des déchets hautement radioactifs à Bure (Meuse), pour lequel le débat public vient de s’ouvrir, tente de répondre à ce problème insoluble. La première réunion publique autour du  Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), développé par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) a lieu cette semaine, le jeudi 23 mai. Bernard Nicolas revient au passage sur leur coût exorbitant, qui a été totalement sous-évalué – ce qui, en période de restrictions budgétaires, rend le problème encore plus insurmontable. Le réalisateur dénonce également le lobbying, parfois outrancier, d’opérateurs nucléaires qui pratiquent le chantage à l’emploi ou subventionnent à tour de bras, pour faire accepter aux populations la proximité de centres de stockage de déchets.

    lepage.jpgInventer l’avion sans penser à la piste d’atterrissage...

    Au fil des témoignages – physiciens, militants d’associations  antinucléaires, mais aussi salariés du nucléaire –, on découvre l’imprévoyance totale d’une industrie qui se targue pourtant d’une expertise scientifique sans faille. Comme si on avait fait voler des avions, sans prévoir qu’il faudrait qu’ils atterrissent… Un documentaire à charge ? Avant tout une enquête sans concessions qui dresse un bilan préoccupant de l’état du parc nucléaire dans les pays développés. Dont la France. Le documentaire sera suivi d’un débat avec la participation de l'eurodéputée Corinne Lepage, avocate spécialisée dans la défense de l'environnement.

    Cathy Lafon

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    • « Centrales nucléaires, démantèlement impossible », de Bernard Nicolas. ARTE + 7, 21 mai 2013, 20h 50. Rediffusions : samedi 25.05 à 12h30 et jeudi 06.06 à 9h00.

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  • Sciences : un Français à la recherche du "7ème Continent" de déchets plastique

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    Le navigateur explorateur français Patrick Deixonne conduit l'expédition 7ème Continent, qui part aujourd'hui des Etats-Unis. Photo AFP

    Ca manque de poésie et de glamour, mais un septième continent existe bel et bien sur la planète et il est constitué de déchets plastique. L'expédition "7e Continent" part aujourd'hui d'Oceanside (Californie), à la découverte de cette plaque qui flotte sur l'océan Pacifique Nord, grande comme six fois la France, afin d'effectuer des mesures sur la nature de sa composition.

    "Christophe Colomb" du XXIème siècle

    deixonne.pngC'est un Français qui est à l'origine de l'expédition "7e Continent", l'explorateur guyanais Patrick Deixonne, 48 ans. Le navigateur-aventurier des temps modernes, qui un petit air de Russell Crowe, l'acteur américain, a découvert en 2009 le phénomène lors de sa participation à la course en solitaire à l'aviron Rames-Guyane. Il rencontre alors une multitude de déchets plastiques, notamment un pare-choc de voiture à des milliers de kilomètres des côtes. Il ne s'agissait pas de l'un des cinq gyres, ou «tourbillons d’ordures» , déjà répertoriés sur la planète (Pacifique Nord et Sud, Atlantique Nord et Sud et océan Indien).

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    La carte du parcours de l'expédition 7ème Continent DR

    soupe plastique.jpgDe toutes les soupes, c'est pas celle de plastique qu'on préfère

    Après un échec en 2012 pour des raisons techniques, Patrick Deixonne s'élance aujourd'hui d'Oceanside (San Diego, Californie) à la découverte de l’immense plaque de déchets plastique du nord-est de l’océan Pacifique. D’une taille équivalente à six fois celle de la France, cette «soupe de détritus» pourrait atteindre la taille du continent européen dans une vingtaine d’années. Le gros problème du 7ème Continent, c’est qu’il est invisible. Sa matière le rend impossible à photographier par les satellites. Contrairement aux catastrophes climatiques, comme la fonte des pôles ou les ouragans, les conséquences de cette pollution ne sont pas non plus spectaculaires, mais elles sont pourtant extrêmement dangereuses à long terme.

    En effet, les déchets plastique finissent, après plusieurs dizaines d’années, en microparticules d’une taille inférieure à 5mm. Ces billes de plastique, ingérées par la faune marine, fixent de nombreuses toxines et sont dangereuses pour la santé des animaux et les hommes qui les mangent. Elles joueraient par exemple un rôle dans la perturbation des hormones de reproduction de l’être humain.

    Trois îles de déchets plastiques découvertes dans le Pacifique Sud

    Cathy Lafon

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    • Le site de l'expédition 7ème Continent : cliquer ICI