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Action et adaptation au changement climatique : un sommet pour le climat en ligne à La Haye

 

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Dans l'Aude, le pont de  Villegailhenc, a été emporté suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur le département dans la nuit du 14 au 15 octobre 2018.  Photo archives AFP

Près d’un demi million de personnes ont été tuées dans des catastrophes liées à des événements météo extrêmes ces 20 dernières années, selon un rapport publié le lundi 25 janvier 2025 par l'ONG Germanwatch, qui souligne la menace du dérèglement climatique pour l'humanité, alors que des dirigeants du monde entier se rencontraient en ligne, le même jour, lors du premier sommet consacré à rendre la planète plus résistante aux effets du changement climatique. Le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson, entre autres, ont participer par conversation vidéo à ce sommet organisé par les Pays-Bas, où l'on a également noté le grand retour des Etats-Unis, sur la scène internationale climatique, avec la présence de l'envoyé de Joe Biden, John Kerry.

« Programme d’action d’adaptation »

La réunion, au cours de laquelle étaient également présents l’actuel secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et son prédécesseur Ban Ki-moon, devait déboucher sur un « programme d’action d’adaptation » afin de faire face à des effets tels que l’élévation du niveau de la mer, les conditions météorologiques extrêmes et les mauvaises récoltes. « Cette année 2021 aura plusieurs tournants au cours desquels les dirigeants et les peuples du monde montreront vraiment leur solide engagement. Nous n’avons pas fait grand-chose en matière d’adaptation » jusqu’à présent, a déclaré la semaine dernière Ban Ki-moon aux journalistes.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré pour sa part que son pays, dont un tiers du territoire se trouve sous le niveau de la mer, a des siècles d’expérience dans la protection des terres contre l’eau et qu’il espère la partager avec d’autres. « Si nous n’apprenons pas à gérer les conséquences, si nous ne pouvons pas nous adapter, l’impact sera désastreux », a-t-il déclaré dans un allocution vidéo. « Avec de nombreux dirigeants de la planète, je vais lancer un programme d’action d’adaptation détaillé ».

Remparts et opportunités 

Boris Johnson compte quant à lui lancer une initiative internationale intitulée « Adaptation Action Coalition » qui doit associer le Royaume-Uni, l’Egypte, le Bangladesh, le Malawi, les Pays-Bas, Sainte-Lucie et les Nations Unies. Cette coalition travaillera à « traduire les engagements politiques internationaux » en matière d’adaptation et de résistance au changement climatique en « soutien sur le terrain aux communautés vulnérables », selon Downing Street.

Réduire la vulnérabilité des pays

Ce sommet est le premier du genre à se concentrer sur les effets du changement climatique, selon les organisateurs. Les précédents étaient principalement consacrés à la lutte contre les causes du phénomène, notamment les émissions. Il s’agissait notamment de réduire la vulnérabilité des pays face à l’élévation du niveau de la mer, aux conditions météorologiques extrêmes et aux pénuries alimentaires. Le programme pourrait inclure le renforcement des remparts face à la mer, mais aussi comment profiter d’opportunités nouvelles comme des saisons de croissance plus longues et l’apparition de nouvelles zones de culture, ont déclaré les organisateurs. 

Sans oublier le nerf de la guerre : il s'agissait aussi d'obtenir de nouveaux investissements, afin de garantir à des millions de petits exploitants agricoles de pouvoir s’adapter aux pressions exercées par le climat sur la production alimentaire. 

Cathy Lafon avec l'AFP

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