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  • Un demi-million d'euros pour sauver les platanes du Canal du midi

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    Les platanes du Canal du midi à Toulouse en juillet 2014. Photo Ma Planète

    Les platanes du Canal du Midi souffrent d’une maladie incurable : le chancre coloré. Un appel aux dons pour financer leur replantation a été lancé en 2013. Il a permis de recueillir « plus de 530.000 euros », a annoncé le 12 février dernier à Toulouse, Voie navigable de France (VNF), l'organisme public gestionnaire de la voie d’eau qui lutte contre la contamination.

    Le chancre coloré

    chancre coloré.jpgLe chancre coloré a déjà rongé plus de 13.000 des 40.000 platanes qui longent le canal, ouvrage inscrit par l’Unesco au patrimoine de l’humanité. Cette maladie incurable, jusqu’à récemment cantonnée à la partie du Canal allant de la Méditerranée à l’Aude, touche désormais la Haute-Garonne où 44 platanes vont devoir être abattus.  Dans ces nouveaux foyers, pour éviter la propagation de la maladie, la règle stricte reste appliquée: sept arbres seront abattus de part et d’autre du sujet malade. Dans la région Languedoc-Roussillon en revanche, la procédure a été assouplie en 2014 face à la pression de nombreux élus et seuls les arbres malades sont désormais supprimés.

    Un projet de restauration en l'attente d'un vaccin

    Un laboratoire toulousain, le Cetev, propose une alternative à l’abattage via l’injection d’un vaccin. Mais, pour tester ce produit qui ralentit la propagation de la maladie à d’autres arbres, il faut une autorisation du ministère de l’Agriculture. Le vaccin doit également obtenir l’aval de lAgence nationale de la sécurité et de la santé. En attendant, VNF a lancé une collecte pour poursuivre un projet de restauration de la voûte arborée qui s’appuie sur la plantation de différentes espèces, afin d'éviter un nouveau risque sanitaire. Sept variétés tests seront plantées cette année et VNF s’est fixé comme objectif de planter 1.000 arbres d’ici fin mars, tandis que 4.000 platanes supplémentaires seront abattus sur l’ensemble de l’année.

    Toulouse canal 1.jpgDons privés et mécénat d'entreprises

    Depuis le lancement de l'appel aux dons, en août 2013, 252.000 euros  ont donc été récoltés auprès de 3.000 donateurs individuels, et 35 entreprises ont contribué à hauteur de 283.000 euros. Toutefois, la campagne lancée pour financer l’arrachage et la replantation des nombreux platanes atteints par le mal n’a pas encore été étendue au niveau international, faute de moyens, contrairement à ce qui avait été promis. « L’objectif est d’arriver à réunir 50 entreprises mécènes d’ici la fin de l’année », a déclaré René Bouscatel, président du « Cub des entreprises mécènes du canal du Midi », créé fin 2013.

    Un bugdet total de 200 millions d'euros

    Le budget total du projet de restauration des arbres du Canal du midi, replantation et abattage compris, doit atteindre 200 millions d’euros. ll est financé pour un tiers par VNF, donc l’État, pour un second tiers par les collectivités territoriales et pour le dernier tiers par d’autres moyens dont le mécénat. VNF prévoit ainsi de lever « une dizaine de millions d’euros sur 15 ans » auprès des entreprises et des particuliers. Un demi-million d'euros c'est un bon début, mais c'est loin d'être encore suffisant.

    Cathy Lafon avec l'AFP

  • Energies renouvelables : en Gironde, une ferme solaire géante écrasera bientôt les prix du nucléaire

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    A la fin de l'année, la centrale solaire de Losse, dans les Landes, ne sera plus la plus importante d'Europe : elle sera détrônée par celle de Cestas, en Gironde.  Photo archives Sud Ouest / Nicolas Le Lièvre

    Finalisé en novembre dernier, le développement de la plus grande ferme photovoltaïque d'Europe est passé au stade de la construction sur la commune de Cestas, en Gironde. A la fin de l'année, elle pourra alimenter en électricité l'équivalent de la ville de Bordeaux, à un prix inférieur à celui des futurs réacteurs nucléaires EPR.

    L'équivalent d'un barrage

    panneaux photovoltaiques.jpg300 hectares et un "mégaparc" d'une puissance de 300 magawatts, contrôlés par 25 centrales reliées directement à une ligne haute tension : telles sont les caractéristiques de la future ferme solaire, située en bordure de la forêt des Landes, sur un espace dévasté par la tempête de 1999 et grand comme 300 terrains de foot.  Elle est pilotée par la PME française Neoen qui, pour un investissement de plus de 360 millions d'euros, posera en un an seulement un million de panneaux solaires capables de produire en énergie électrique, l'équivalent d'une centrale à gaz ou d'un barrage.

    Le solaire cher, c'est fini

    barbaro.jpgXavier Barbaro, le patron de Neonen -30 millions d'euros de chiffre d'affaires- prévoit que la structure alimentera en électricité à la fin de l'année les 200.000 foyers (hors chauffage) de la ville de Bordeaux, pour un coût de production inférieur à celui d'un EPR nucléaire : 105 euros par mégawatt/heure. Notamment grâce aux économies d'échelles réalisées : le solaire cher, c'est fini.

    Le solaire, domaine d'excellence français et girondin

    Selon le Syndicat des énergies renouvelables, les prix vont encore baisser de 25% d'ici à cinq ans et les nouvelles installations pourraient afficher 70 € le mégawatt/heure, bien en dessous des tarifs des futurs réacteurs nucléaires. Les coûts ont déjà été divisés par quatre en cinq ans, notamment grâce aux panneaux chinois à bas coût Mais ce sont la gestion du parc et l'ingénierie qui pèsent pour plus de la moitié dans les budgets des centrales solaires, domaines d'excellence tricolore et girondine.  A Pessac, non loin de Cestas, une autre PME française profite du décollage du solaire : Exosun, dirigée par Frédéric Conchy, fabrique des "trackers", de véritables "robots tournesols" qui permettent aux panneaux photovoltaïques de se gorger de soleil en suivant l'orientation de l'astre au centimètre près.

    En plein débat sénatorial sur la loi sur la transition énergétique où les élus se refusent à limiter à 50% le nucléaire d'ici à 2025 et s'empressent de mettre de nouveaux bâtons dans les pales des hélices des éoliennes, le décollage du photovoltaïque devrait faire réfléchir.

    Cathy Lafon

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  • Changement climatique : froid polaire hors norme aux Etats-Unis

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    Le fleuve Hudson recouvert de neige est en partie glacé, le 17 février 2015 à New York. Photo AFP

    Après avoir subi une première offensive polaire au début janvier, cette semaine, une partie des Etats-Unis est en proie à une vague de froid et des chutes de neige sans précédent. Ce mardi, une bonne partie de l'est et du centre des Etats-Unis était paralysée. La capitale, Washington, recouverte d'une bonne couche de poudreuse, tournait au ralenti et le gouvernement indiquait sur son site internet la fermeture pour la journée des agences fédérales à Washington, dans l'attente d'un nouveau front polaire. Cette décision suivait celle d'une centaine de villes et d'Etats qui ont, eux aussi, fermé leurs administrations.

    Températures glaciales

    La tempête Octavia, qui frappe depuis plusieurs jours la côte est et le centre des Etats-Unis, a plongé quelque 50 millions d'Américains sous des températures glaciales, qui sont descendus bien en-deçà des normales de saison, selon la météo nationale. Certains Etats du sud, peu habitués à ce genre de climat, ont également été touchés par le grand froid. Environ 1.800 vols ont été annulés mardi à travers les Etats-Unis en raison du mauvais temps, a indiqué le site Flightaware.com. Sur la côte Est, à Philadelphie, un immeuble a même été recouvert de glace ce lundi. Les pompiers qui étaient intervenus pour éteindre un feu ont été ralentis par le froid. De la glace se formait en effet dès la sortie de leurs tuyaux... Même les chutes du Niagara sont gelées, un phénomène impressionnant.

    Le mois de février a déjà battu le record du mois le plus neigeux jamais enregistré à Boston, avec 10 fois plus le flocons tombés que pendant un hiver moyen.

    Cathy Lafon avec l'AFP

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