Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

amap

  • Le livre vert du dimanche. "100 jours sans supermarché : le premier guide des circuits courts"

    100 jours sans supermarché.jpg

    Une personne achète des légumes, en 2009, sur le marché de Revel. Photo archives AFP  

    'Vivre sans supermarché ? Impossible !" Erreur. Non seulement c'est possible, mais encore l'idée fait tous les jours un peu plus son chemin dans nos têtes. Pourtant, comme l'écrit Cyril Dion (1) dans la préface du livre de Mathilde Golla, "100 jours sans supermarché", publié aux éditions Flammarion, le concept "aurait paru totalement absurde, voire carrément rétrograde", il y a quarante ans de cela.

    Après avoir vécu pendant un mois sans mettre les pieds en grande surface pour les besoins d'un reportage, cette journaliste au service économie du "Figaro", a décidé de tenter de prolonger l'expérience en changeant radicalement son mode de consommation. Avec succès. De cet essai transformé, comme on dit au rugby, elle a tiré un guide pratique enthousiasmant qui donne envie de plonger à son tour dans l'aventure du "zéro supermarché".

    Lire la suite

  • Le bio, un marché tricolore en plein boom qui ne demande qu'à progresser !

    sondage

    En France, la consommation bio se développe à vitesse grand V. Photo archives Sud-Ouest

    La région Sud-Ouest commence à vraiment aimer le bio :  64,8% de ses habitants achètent des produits sans pesticides tous les mois. Une tendance qui s'inscrit dans la moyenne nationale: selon les résultats du sondage Toluna QuickSurveys réalisé en septembre pour le magazine LSA, spécialisé dans la consommation des ménages et les grandes surfaces,  les Français qui mettent du bio dans leur assiette  (et dans leur placards) sont désormais majoritaires dans l'Hexagone. 64,9% d'entre eux mangent bio chaque mois, et parmi eux, 43,2% chaque semaine. Seuls 12,9% des Français ne mangent jamais bio. 

    Dans un contexte de crise qui fait souffrir la consommation, le bio se porte très bien, merci ! C'est tant mieux, car, pour ceux qui en douteraient encore, manger bio, c'est meilleur pour la santé. La bonne nouvelle, c'est que les Français sont de plus en plus nombreux à en être convaincus.

    Lire la suite

  • Consommation : du 18 au 24 mai, découvrez les "Ruches qui disent oui !" de votre région

    ruche qui dit oui!,amap,circuits courts

    Au marche de Lerme, à Bordeaux, distribution des produits de la ferme aux adhérents de la Ruche,le 22 mai 2014. Photo archives "Sud Ouest" / Quentin Salinier

    Du 18 au 24 mai, "La Ruche qui dit oui !" ouvre ses portes partout en France. Dans la région, ce sont 66 Ruches en Aquitaine, dont 15 dans l'agglomération bordelaise, 18 Ruches en Poitou-Charentes et 40 Ruches en Midi-Pyrénées qui vous donnent rendez-vous et vous invitent à découvrir le bon goût écolo près de chez vous.

    "La Ruche qui dit oui !", kézaco ?

    ruche qui dit oui!,amap,circuits courts"La Ruche qui dit oui !" est une plateforme de vente en ligne qui favorise les circuits courts et les échanges entre producteurs, pas obligatoirement bio mais locaux, et communautés de consommateurs qui se retrouvent régulièrement lors de marchés éphémères, organisés par des associations ou de petites sociétés. Et ça marche. Depuis sa création à Paris en 2011, "La Ruche qui dit Oui !" compte au sein de son réseau national 700 Ruches, 4.500 producteurs et plus de 150.000 membres actifs. Les producteurs fixent librement leurs prix de vente, mais ils doivent reverser 8,35 % de leur chiffre d’affaires hors taxes au responsable local de la Ruche pour l’organisation des ventes, et 8,35 % à la Ruche Mama (45 salariés à Paris). Puis livrer leur production deux ou trois jours après la fin des ventes en ligne, s’ils ont suffisamment de commandes.

    Gourmandise et biodiversité

    ruche qui dit oui!,amap,circuits courtsDe Bordeaux à Pau, de Poitiers à Angoulême en passant par La Rochelle et Toulouse, tous ont deux points communs : ce sont d’insatiables gourmands, attachés à la préservation de la biodiversité. Demandez-leur quels sont leurs produits préférés et vous ne pourrez plus les arrêter. Normal, car dans les Ruches, les producteurs réhabilitent races et variétés oubliées, préservent la biodiversité et le bon goût des régions, tout en cherchant à innover pour surprendre, avancer et proposer des produits d'exception.

    Amap contre Ruches ?

    "La Ruche qui dit oui !" ne fait toutefois pas l'unanimité chez les producteurs et consommateurs écolos. "Rue 89" s'est est fait l'écho le 14 décembre 2014. Certains membres du réseau des Amap (associations pour le maintien de l’agriculture paysanne) l'accusent de "tromperie pour le consommateur", qui n'achèterait pas en réalité en vente directe, puisque deux intermédiaires sont rémunérés au passage. Autre grief, d'ordre éthique : La Ruche est une entreprise commerciale qui marge sur les ventes des producteurs et des consommateurs, un modèle que ne cautionnent pas les partisans de la décroissance et certains producteurs. Les organisateurs d’Alternatiba, l’évènement militant écolo qui s’est déroulé en octobre dernier à Bordeaux, ont même voté contre la participation des Ruches... On ne mélangerait donc pas les abeilles des Ruches et les amapiens ?

    Amap + Ruches = plus de circuits courts

    ruche qui dit oui!,amap,circuits courtsD'un point de vue écologique, ce qui compte pourtant avant tout, outre l'esprit d'ouverture, c'est que "La Ruche qui dit oui !" peut aider les agriculteurs à changer leur mode de fonctionnement, et fait découvrir au grand public  les circuits courts qui ne pèsent aujourd'hui que 1,5% de la consommation, en touchant le plus grand nombre en sensibilisant les gens qui ne sont pas assez militants pour aller dans une Amap, et qui le feront peut-être ensuite. Ou pas, mais qui consommeront en tout cas des produits locaux, de qualité, moins chers et meilleurs pour leur santé et l'environnement, en se retrouvant dans un lieu convivial dans leur quartier, au moment des distributions des produits. Presque comme dans une Amap, donc... A Bordeaux, les Ruches, pour le consommateur, c'est tout bénéf' : grâce à leur présence, il profite d'un réseau plus dense de vente directe de produits agricoles du producteur au consommateur, ou avec au maximum un seul intermédiaire, comme le montre la carte des circuitscourts de la  Métropole, ci-dessous. 

    On peut donc, sans culpabilité aucune, se laisser tenter par ces journées portes ouvertes où certaines Ruches ont même programmé des événements spéciaux, en plus de leur distribution : rencontres avec des producteurs, expériences fermières (traite de vaches, fabrication de fromages, brassage de bières...), ateliers culinaires avec des chefs et des bloggeurs, leçons de  jardinage, dégustations, grands repas de quartiers, concerts et tombolas, etc. C'est parti pour une semaine festive de dégustations, d'animations et de visites chez les producteurs !

    Cathy Lafon

    PLUS D'INFO

    LIRE AUSSI

    • Les articles de Ma Planète sur la consommation: cliquer ICI