Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 5

  • Planète vidéo. Le renard et l'"odeur de l'herbe coupée"

    espèce animal,renard,film,documentaire

    C'est en ligne !  "L’odeur de l’herbe coupée", le documentaire tourné en Lorraine par Franck Vigna, est visible sur internet depuis le 2 décembre dernier. Consacré à la place du renard dans une région bien éloignée de l'Aquitaine, le film concerne plus généralement la situation d'un animal qui occupe une place privilégiée dans notre inconscient collectif. Autant dire qu'il intéresse chacun d'entre nous.

    "Donner la parole à tout le monde"

    Le renard est-il une espèce mal-aimée et nuisible ? Est-il bien intégré aux écosystèmes ? Autant de questions que le film de Franck Vigna aborde en donnant la parole à tous les acteurs de la vie du renard : chasseurs, piégeurs agriculteurs, opposants à la chasse et scientifiques qui expliquent leurs différents point de vue sur ce sujet. Selon son auteur, "le film est loin, très loin d’être pro chasse. Il s'agit juste de donner la parole à tout le monde". 

     Respecter la nature

    L'auteur du film, Franck Vigna, est un vidéaste naturaliste qui dit avoir été "doucement amené vers la vidéo animalière par la passion de la nature sauvage".  "Militant et convaincu, c'est avec l'image" qu'il "participe à la protection de l'environnement".  Ses priorités:  sensibiliser, faire découvrir et "comprendre tous les enjeux d'une nature préservée". Pour ce faire, il faut aussi respecter la nature. Et pour lui, " le respect commence avant tout par la connaissance du vivant".

    Pour visualiser le documentaire : c'est ici !

    Cathy Lafon

    LIRE AUSSI

    POUR RETROUVER LES VIDEOS PREFEREES DE MA PLANETE : cliquer ICI

  • Le sapin de Noël de l'Elysée est un arbre très "durable"

    sapin élysee.jpg

    Après avoir navigué par voie fluviale, le sapin de Noël de l'Elysée a débarqué le 11 novembre dans la cour du Palais. Photo Radio France

    Nicolas Hulot a-t-il réussi son pari de convertir François Hollande à l'écologie ? En tout cas, la révolution verte gagne au moins le Palais de l'Elysée où le sapin de Noël installé dans la cour, le 11 décembre, est un sapin Nordmann, cultivé dans le Morvan, particulièrement résistant, qui a voyagé jusqu'à Paris... en bateau.

    "En plastique ou naturel ?"

    C'est l'éternelle question qui divise les écolos chaque année à l'approche de Noël, concernant le traditionnel sapin. En plastique, il évite de couper un arbre chaque année  mais il finit en déchet ultra-polluant et consomme du pétrole pour sa fabrication  ; naturel, il a finalement l'avantage de faire travailler la filière bois et achève sa vie dans le composter, avec les déchets verts. François Hollande pour sa part, a choisi de la jouer plutôt naturel. Au moins pour le sapin.

    Le sapin du président

    Le sapin du président de la République est un géant des forêts. Haut de 12 mètres et âgé de 24 ans, est d'une "forme, conique et harmonieuse", son "aiguille est majestueuse" et son "feuillage dense", selon le producteur du Morvan Jean-Christophe Bonoron. Offert par la profession horticole, il aura coûté au total 5.000 euros. On s'en doute, le choix du sapin de l'Elysée n'a rien laissé au hasard. Les services d'intendance se sont même déplacés dans le Morvan début novembre pour le choisir sur pied. Acheminé jusqu'à Auxerre, le sapin avait été planté en 1990 à à Brassy (Nièvre). Il a ensuite été transporté jusqu'à Paris par voie fluviale, en collaboration avec Val’hor (Interprofession du paysage et du végétal), grâce à Voies navigables de France. 


    Mensurations record pour le sapin de Noël de l... par leparisien

    Sapin sur l'eau...

    L'idée, c'était de démontrer la capacité du mode fluvial à allier tradition et modernité, efficacité et responsabilité. Trois jours seulement de navigation ont été nécessaires pour transporter le sapin depuis Auxerre jusqu’au coeur de Paris. Entre le 6 et le 9 décembre, le conifère a ainsi navigué sur 213 km de réseau fluvial géré par VNF. Parti du canal du Nivernais, il a emprunté ensuite l’Yonne et la Seine pour traverser de nombreux sites touristiques fluviaux et franchir de multiples ouvrages d’art, dont certains emblématiques de la politique que mène VNF en faveur de la modernisation des infrastructures.


    Le sapin de Noël de l'Elysée par francebleu1071

    Durable jusqu'au bout de ses aiguilles, le sapin sera éclairé de 200.000 ampoules à basse consommation réparties sur 2,4 kilomètres de guirlandes. Enfin, après avoir brillé de mille feux durant les fêtes de fin d'année, il finira... au composteur.

    Cathy Lafon

  • Sécurité des vélos : "Il ne faut pas se tromper de combat". Tribune libre de Vélo-Cité

    sécurité,deux roues,vélo,cyclisme,prévention,code de la route,code de la rue

    Muriel Sola-Ribeiro, directrice de l'association Vélo-Cité, teste les tourne-à-droite dans l'agglomération bordelaise, avec Clément Rossignol, l'ancien vice-président EELV de la CUB en charge des déplacements doux. Au centre, Michel Berthoumieu. Janvier 2012, photo archives Sud Ouest

    Ma planète publie sous forme de tribune libre, le point de vue de l'association bordelaise des usagers du vélo, Vélo-Cité, qui réagit, dit-elle, à "la polémique entretenue dans les médias suite à l'étude MMA sortie en novembre 2014", suite à laquelle le Conseil national de la Sécurité routière (CNSR) proposait le 8 décembre dernier un système d'amendes minorées adaptées aux cyclistes tel qu'il a été expérimenté à Strasbourg. Bien entendu, l'association Vélo-Cité encourage les cyclistes à respecter le Code de la Route, mais fait quatre remarques judicieuses.

    1. N'inversons pas les rôles : les principaux responsables des accidents de la route ne sont pas
    les cyclistes

    Le cycliste n'est considéré comme responsable des accidents mortels qui lui arrivent que dans 30 % des cas cette responsabilité est de 10 % pour les piétons : les cyclistes accidentés, et plus encore les piétons, sont d'abord des victimes (1) Toutefois, contrairement aux idées reçues, il y a peu (proportionnellement) d'accidents mortels de cyclistes : en 2013 avec 147 cyclistes tués sur 3.268 morts sur les routes de France, ils représentent 4 % des tués, dont 2/3 sont accidentés hors agglomération (2) Concernant les piétons dont on entend régulièrement qu'ils sont terrorisés par les cyclistes, en 2011 sur les 519 piétons tués lors d'un accident de la route, 2 l'ont été suite à un choc avec un cycliste. Le véritable danger pour le piéton est donc plutôt le véhicule motorisé.

    2. Des amendes adaptées en fonction du danger occasionné

    Il semble cohérent d'adapter, pour une même infraction, le montant de l'amende au risque généré. Par exemple, le montant ne serait pas le même selon que c'est un piéton, un cycliste ou un automobiliste qui grille un feu rouge, parce que les conséquences en matière de danger induit pour autrui ne sont pas les mêmes. Il n'y a pas de raison pour que le cycliste soit plus verbalisé qu'un autre type d'usagers : il n'est ni le plus "infractionniste", ni le plus dangereux.

    3. Il faut réaliser les aménagements favorables aux modes de déplacement actifs, et les faire connaître

    Le Code de la route a connu récemment des évolutions favorables aux modes de déplacement doux, dits "actif", vélo et marche à pied  : double-sens cyclables, cédez-le-passage-cycliste-aux-feux, zones de rencontre, zones 30, priorité au piéton qui traverse même en dehors des passages piétons, sas vélo, prudence accrue à l'égard des usagers les plus vulnérables…. Il faut désormais que les villes généralisent les aménagements relatifs à ces évolutions qui aident à réduire les accidents et leur gravité. De plus, ces aménagements contribuent à diminuer les situations où les usagers actifs se retrouvent en infraction. Ainsi, à Bordeaux, la plupart des communes de l'agglomération travaillent à un meilleur partage de la rue entre usagers. Mais ces mesures sont peu connues et donc mal comprises par les habitants. À quand de grandes campagnes d'information TOUT PUBLIC des collectivités en partenariat avec les associations d'usagers ?

    4. Le vélo est un mode de déplacement sûr et sain qu'il faut encourager

    Faire du vélo au quotidien permet de réaliser les 30 minutes d'activité physique par jour, recommandées par l'OMS pour faire diminuer notamment le risque de maladies cardio-vasculaires (170;000 morts par an en France). De plus, faire du vélo ne produit pas de pollution ce qui nous fait dire que faire du vélo c'est
    bénéfique même pour ceux qui n'en font pas. C'est donc un mode de déplacement à encourager, d'autant plus que le développement de la pratique cycliste a un effet protecteur : plus il y a de cyclistes, moins il y a d'accidents (plus on voit des cyclistes, plus on est habitués à les voir et plus on les prend en compte dans notre schéma mental lors des déplacements).

    C'est pourquoi nous pensons certes qu'il faut verbaliser les infractions des cyclistes, mais qu'il ne
    faut pas se tromper de combat. Si c'est la sécurité qui est visée, il faut abaisser la vitesse des véhicules en ville (Ville à 30) et encourager la pratique cycliste notamment en travaillant sur la cohérence et la continuité des aménagements. Il conviendrait également de communiquer sur le partage de la rue et sur la place de chacun dans l'espace public.

    Muriel Sola-Ribeiro, directrice de l'association Vélo-Cité

    (1) Bilan 2012 de la Sécurité routière en France
    (2) Bilan 2013 de la Sécurité routière en France

    PLUS D'INFO

    • L'association Vélo-Cité forme aussi les cyclistes.

    La Vélo-école, la Remise en selle, les animations, les stands, les interventions en entreprises et collectivités et l'accueil qu'elle propose toute l'année, dispense de nombreux conseils aux cyclistes afin qu'ils circulent en ville en toute sécurité. Cela passe certes par l'apprentissage du Code de la Route avec ses spécificités pour les cyclistes (panneaux, équipements obligatoires…), mais aussi par la connaissances de règles de sécurité qui elles ne sont pas inscrites dans le Code de la Route (ne pas rouler trop près des voitures en stationnement pour éviter les ouvertures de portière, rouler à distance des véhicules à gros gabarit = angle mort…).