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rapport - Page 24

  • Fil vert. Climat : l'objectif 2° C, c'est 1.000 milliard de dollars

    rechauffement climatique,réduction gaz à effet de serre,prévention,lutte,aie,rapportLe 26 avril, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a rendu son rapport «Energy Technology Perspectives 2012», concernant les moyens de stabiliser le réchauffement climatique à 2° C, lors du sommet ministériel des énergies propres (23 Etats réunis) qui a eu lieu à Londres.

    Le rapport, disponible en ligne le 11 juin prochain sur le site internet de l'AIE, détaille les progrès accomplis et ceux restant à effectuer, pour décarboner suffisamment nos économies afin de stabiliser le réchauffement. Selon la directrice exécutive de l'AIE, Maria van der Hoeven, l'objectif de limiter à 2° C le réchauffement climatique s'éloigne...

    Loin cependant de baisser les bras, l'agence, combattive, redonne tout un arsenal de mesures destiné à l'atteindre : rien de nouveau sous le soleil, a-t-on envie de dire. On sait quoi faire. Ce qui manque toujours, c'est la volonté politique des Etats pour mettre en application des mesures basiques, comme par exemple la suppression des subventions à la consommation de carburants et de combustibles qui contribuent au renforcement de l'effet de serre.

    Après avoir passé au crible les énergies renouvelables, les transports, le captage-stockage du C02, l'industrie, le bâtiment, l'AIE fait une autre proposition qui ne plaira pas à tous les écolos mais qui ne surprendra pas de sa part : elle recommande en effet de recourir, là où les conditions environnementales, économiques et politiques le permettent, à l'énergie nucléaire, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

    Enfin, en prime,  l'AIE fournit la note et chiffre l'investissement nécessaire à cet objectif dans la prochaine décennie : il  se limiterait à 5.000 milliards de dollars, à comparer aux 4.000 milliards de dollars d'économies sur les factures d'énergies fossiles. Soit un coût net de 1.000 milliards de dollars finançables auprès des investisseurs institutionnels. Le tout en réduisant de 5 milliards de tonnes nos emissions de GES.  Est-ce si cher payé, finalement, pour préserver nos conditions de vie et notre environnement, si l'on considère que l'on est dans une "deadline" climatique vitale  ? Raisonnablement, non.

    Cathy Lafon

    EN SAVOIR PLUS

    Comment atteindre "l'Objectif 2°C", Journal de l'Environnement, 26 avril 2012

  • News fil vert. Fukushima un an après : l'IRSN tire les premières leçons de la castrophe

    irsn,rapport,sûreté nucléaireL'IRSN (Institut de Radiprotection et de Sûreté Nucléaire) vient de mettre en ligne sur son site internet un dossier très complet sur le drame nucléaire de Fukushima : "Fukushima,  premières leçons". En quatre points, ce dossier spécial revient avec de nombreuses vidéos, sur le déroulement de l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, et sur les premiers enseignements tirés en France et au Japon. Le point de vue très complet de l’expert public en matière de recherche et d’expertise sur les risques nucléaires et radiologiques. Lire la suite...

    Cathy Lafon

  • News fil vert. Elève Grenelle, il faut vous ressaisir !

     

     

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    L'impact écologique des projets de l'Etat en matière de transports, jugé "très insuffisant" par le Conseil économique sociale et environnemental. Le TER Aquitaine en gare de Bergerac (Dordogne) Photo Sud Ouest

    "Doit se reprendre et persévérer." Telle est l'appréciation générale du Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour le " bilan du Grenelle de l'environnement " demandé par le premier ministre, François Fillon, en juillet 2011. Le CESE a rendu, mercredi 15 février, son avis à la ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusco-Morizet. " Avec le Grenelle, nous sommes partis d'une gouvernance inédite, associant les syndicats et les associations, puis le processus s'est essoufflé et, avec la crise, il y a eu des réorientations et des reculs ", regrette le CESE. Trois solutions possibles suggérées par le CESE pour lui faire retrouver un deuxième souffle : décliner le Grenelle en région, redessiner la fiscalité environnementale ou créer un label " développement durable " pour une traçabilité sociale et environnementale des produits et des services.

    Concernant plus particulièrement les transports, le CESE en a remis une couche dans un avis rendu le 28 février : le Schéma national des infrastructures et des transports (SNIT) "ne permettrait de réduire que faiblement" les émissions de gaz à effet de serre (GES). Sur le plan écologique, "il se contente d'un bilan quasi neutre, ce qui ne peut pas être considéré comme satisfaisant". Gênant, si on se rappelle que le SNIT a justement été créé dans le cadre du Grenelle de l'environnement, dont l'ambition était de diviser par quatre les émissions de GES à l'horizon 2050, par rapport à 1990. Un impact écologique du SNIT très insuffisant, amenuisé encore par la question de la réalisation des infrastructures, trop dépendantes de la participation des collectivités, selon le CESE. 254 milliards d'euros, tel est le coût du SNIT, que les opérateurs de l'Etat, tel Réseau ferré de France (RFF), lourdement endetté, ne peuvent asumer. D'où la nécessité, selon le CESE, de recourir à de nouvelles ressources pérennnes, comme une hausse de la taxe poids lourds, perçue par l'Agence de financement des infrastsructures de transports et les collectivités locales, dès 2013.

    Tout ça manque cruellement de "vert" ! Gardons le sourire, et le moral, grâce à Bridget Kyoto, vidéo-webglobeuse de choc, qui a rendu son propre bilan du Grenelle de l'environnement depuis plusieurs mois : il est bien plus drôle que celui du CESE et un poil plus sévère, mais hélas, tellement réaliste. Si vous ne l'avez pas encore vue, cliquez vite sur la vidéo... Ca fait du bien !


    Bridget Kyoto analyse les résultats du Grenelle... 

    Cathy Lafon

    EN SAVOIR PLUS

    Le site du CESE : cliquer ICI

    La vidéo du bilan du Grenelle de l'environnement par le CESE : cliquer ICI

    L'avis du CESE sur le Schéma national des infrastructures et des transports : cliquer ICI