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  • News fil vert. Total confronté à une énorme fuite de gaz en mer du Nord

     

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    Photographie non datée dela plate-forme d'Elgin, au large de l’Ecosse, appartenant à Total. TOTAL E&P UK Ltd/AP/SIPA

    Une catastrophe environnementale et industrielle chasse l'autre. Après la marée noire du Mexique, avec l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon de BP (20 avril 2010), la catastrophe nucléaire de Fukushima (11 mars 2011), c'est au tour de Total d'affronter sa crise la plus aiguë, depuis l'explosion de l'usine AZF (Toulouse, 2001), dont le procès en appel vient tout juste de s'achever, et la marée noire causée par le naufrage de l'Erika, le 12 décembre 1999, au large de la Bretagne.

    Une fuite de gaz d'une gravité sans précédent s'est produite dimanche après-midi sur une plate-forme du groupe Total, en mer du Nord, 23 tonnes de gaz se sont échappées en 48 heures. Plus de 300 employés ont été évacués du "puits de l'enfer", un périmètre de sécurité maritime de 3,7 km a été mis en place, avions et hélicoptères sont interdits de survol sur 5,5 km. On parle d'un délai d'au moins six mois pour régler le problème. Il n'y a pas de quoi rire, mais les défenseurs de l'environnement peuvent s'autoriser une grimace verte : l'alerte n'a réellement été donnée dans les médias et l'opinion publique que parce que le titre de Total a subi en bourse une chute de 6%, sa plus forte baisse depuis 2008...

    Un accroissement de l'effet de serre

    Aujourd'hui, mercredi, la menace de l'explosion d'une véritabe bombe plane sur la mer du Nord, car la plate-forme est entourée d'un nuage de gaz hautement explosif, il est très difficile de s'approcher et d'y travailler. Elgin est un gisement dit "HP/HT", autrement dit haute pression (1100 bars) et haute température (190 ºC). Par ailleurs, les réservoirs enfouis à 5 300 m (pour seulement 100 m d'eau) sont "des sortes de gigantesques Cocotte-Minute", comme le reconnaît Total. Quant aux conséquences sur l'environnement... Pour Total, elles ne sont pas à craindre. Selon Greenpeace France, s'il ne faut pas faire de spéculations sur l'ampleur de dégâts écologiques impossibles à estimer, il y a au moins déjà eu une forte pollution de l'air. Le méthane émettant beaucoup de gaz à effet de serre, si la fuite n'est pas réparée rapidement, ce sont des milliers de tonnes de méthane qui vont se répandre dans l'atmosphère et agraver l'effet de serre.

    Selon le site internet du Monde, si Total parle d'une situation "stabilisée", la fuite de gaz en mer du Nord de la plateforme Elgin serait actuellement hors de contrôle. Le rythme auquel se succèdent les accidents industriels liés à l'exploitation des énergies, fossiles et nucléaire, s'accélère en ce début de XXIème siècle, déjà marqué par l'impact du réchauffement climatique et qui risque aussi de l'être par les plus grandes catastrophes environnementales d'origine industrielle qu'ait connues l'humanité.

    Cathy Lafon

    C'est où ? La plateforme Elgin Franklin se situe en mer du Nord, à 240 km à l'est d'Aberdeen (Ecosse).

    En direct : le cours de Total en Bourse : cliquer ICI

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  • Planète vidéo. Energie solaire: en Andalousie, le soleil brille aussi la nuit

     Vidéo AFP.fr

    En Espagne, à la centrale solaire Gemasolar, pas question de déprimer quand le ciel se fait nuageux : grâce à une technologie unique au monde, l'énergie accumulée quand le soleil brille permet de produire encore de l'électricité la nuit ou les jours de pluie.

    VISIONNEZ  toutes les vidéos de Maplanete.fr en cliquant ICI

    EN SAVOIR PLUS SUR GEMASOLAR : Phébus Ariège: Gemasolar, la perle solaire...

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    Gemasolar, Andalousie (Espagne)

    Repères

    • Véritable perle solaire et technologique de 185 hectares, Gemasolar est située près de Séville. C'est la première centrale solaire à associer une tour de réception solaire et une technologie de transfert d'énergie par stockage de la chaleur dans du sel fondu. Unique en son genre, elle ouvre la voie à de nouvelles technologies de production thermoélectrique.
    • Gemasolar a une puissance électrique de 19,9 MW (500–1 650 MWe pour une centrale nucléaire) et la production électrique annuelle attendue est de 110 GWh/an. Cette centrale est composée de 2 650 héliostats (miroir permettant de suivre la course du soleil durant la journée et orienté vers un point fixe qui capte la chaleur) disposés sur 185 hectares de terres.

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  • Nucléaire : le Japon n'a plus qu'un seul réacteur en activité

    Depuis lundi, un an après Fukushima, le Japon ne compte plus qu'un seul réacteur en activité sur 54, après l'arrêt pour maintenance de l'avant-dernière tranche encore opérationnelle.

    nucleaire.jpgDébut mai, le Japon n'aura plus aucune centrale nucléaire en activité

    Après avoir stoppé le réacteur 6 de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande centrale nucléaire de l'archipel située dans la préfecture de Niigata sur les rives de la Mer du Japon (centre-nord), Tokyo Electric Power (Tepco), l'opérateur de la centrale accidentée Fukushima Daiichi (nord-est), n'a désormais plus aucune unité en fonctionnement. Seule Hokkaido Electric Power, l'une des neuf compagnies régionales produisant de l'électricité nucléaire au Japon, continuait lundi d'exploiter un réacteur sur l'île de Hokkaido (extrême nord). Cette unité doit toutefois être interrompue à son tour dans un peu plus d'un mois : le Japon vivra alors sans aucune production d'électricité d'origine nucléaire. Stoppés pour maintenance, ou en raison des secousses sismiques qui les ont endommagés, tous les réacteurs doivent être soumis à de nouveaux tests de résistance, avant de pouvoir éventuellement redémarrer, ainsi qu'à l'approbation des autorités locales. Les populations, inquiètes depuis Fukushima, sont opposées aujourd'hui à tout redémarrage. Quant au gouvernement, il a déclaré qu'il ne passerait pas en force.

    japon.jpg30 % d'énergie en moins, c'est autant d'économies à trouver

    Afin de compenser l'absence bientôt totale d'énergie nucléaire, qui représentait près de 30 % de la production d'électricité du pays, les Japonais, citoyens, villes et entreprises, économisent depuis plusieurs mois d'environ 18 % de leur consommation d'électricité, pour compenser la pénurie. Le gouvernement a d'ailleurs lancé depuis plusieurs mois une grande campagne « économiser l'énergie ».  Depuis que les Japonais ont appris dans la douleur  le coût de leur énergie, ils ont, dans un effort national sans précédent, entrepris d’économiser ce qui leur reste. Le meilleur symbole en est Tokyo, dont les néons ne sont plus aussi flamboyants. L'été dernier, dans les gares, les aéroports et les centres commerciaux, on ne trouvait plus de climatiseur poussé à l’extrême. Les services publics, les entreprises et les particuliers réduisent depuis le 1er juillet 2011 leurs dépenses d’électricité d'au moins 15 %. Partout l'éclairage est réduit, et certains escalators ne fonctionnent plus. Pour chacun, l’heure est à la frugalité et cela n'est pas toujours facile, même si les Japonais sont plutôt philosophes.

    Des tarifs préférentiels pour l'électricité produite par les énergies renouvelables

    Le Japon a aussi augmenté ses importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pour alimenter ses centrales thermiques et lancé ou relancé tous azimuts des programmes ambitieux d'énergies renouvelables, dont la géothermie, grande oubliée "naturelle" de ces dernières années dans ce pays à l'actitivé sismique intense. Une grande ferme d'éoliennes doit aussi être installée au large de Fukushima. Pour encourager la conversion aux renouvelables, le gouvernement a préparé une loi qui entrera en vigueur en juillet 2012 et qui établit, pour une durée de 20 ans, des tarifs d'achat préférentiels pour l’électricité éolienne, solaire, hydraulique, géothermique et issue de la biomasse.

    En matière d'énergie, l'inventivité de tous est sollicitée : mémoire des anciens, géo-trouvetout, chercheurs, scientifiques... Le Japon redécouvre aussi parfois des méthodes ancestrales, qui ne nécessitent pas l'usage de l'électricité : comme les méthodes de conservation au froid d'aliments sans réfrigérateur...

    Cathy Lafon

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    Les Japonais apprennent les économies d'énergie