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Carnet noir : 83 défenseurs de l’environnement assassinés au Mexique entre 2012 et 2019

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Les obsèques de l'écologiste mexicain Homero Gomez. En janvier 2020. ce scientifique défenseur des papillons avait été retrouvé mort dans un puits. Photo AFP

Au moins 83 écologistes ont été tués au Mexique ces 8 dernières années, dont 15 pour la seule année 2019. Un tiers d’entre eux s’étaient opposés à de grands projets énergétiques, selon un rapport du Cemed (Centre Mexicain pour les Droits Environnementaux), publié dans The Guardian le 20 mars 2020.

Début février 2020, le corps de Raul Hernandez Romero, un écologiste mexicain, a été retrouvé dans une réserve de papillons monarques, dans le centre-ouest du pays, quelques jours après l’assassinat d’un autre militant dans le secteur,  Homero Gomez Gonzalez, 50 ans, administrateur de la réserve de papillons, qui avait été découvert sans vie dans le secteur. Il était porté disparu depuis le 14 janvier. Hernandez Romero, guide touristique dans cette réserve de papillons inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, était porté disparu depuis le 27 janvier. Des militants écologistes de la région avaient confié à la presse locale que la mort de Gonzalez pouvait être liée à un litige sur l’abattage illégal d’arbres par des bûcherons. 

Une situation exacerbée par la réforme de l'énergie de 2013

Aux meurtres, il faut ajouter les menaces et autres violences commises contre des personnes désireuses de préserver l’environnement dans ce pays où certaines régions sont gangrenées par une violence endémique en raison de la déliquescence de l’État au profit des cartels de narcotrafiquants.

« La situation des défenseurs de l’environnement a été exacerbée par la réforme de l’énergie de 2013. Depuis cette date, des grands projets d’énergies renouvelables ont été imposés sans concertation ni compensation aux communautés rurales ou indigènes », écrit The Guardian. Ces dernières s’opposent souvent à l’expropriation de leurs terres, à la déforestation ou à l’accaparement de sources d’eaux pour des projets de fermes éoliennes ou de barrages.

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En 2018, au moins 164 défenseurs de l’environnement se battant contre des projets miniers, forestiers ou agro-industriels ont été tués, selon le bilan annuel de l’ONG Global Witness. L’Amérique latine est l’une des régions du monde où les défenseurs de l’environnement paient un lourd tribut à leurs combats.

Cathy Lafon avec l'AFP

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