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Pollution de l'air : après la France, le Royaume-Uni veut aussi en finir avec le diesel et l'essence

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Trafic automobile dans une rue de Londres (Royaume-Uni), le 20 mars 2017. Photo AFP

Le gouvernement britannique doit annoncer le mercredi 2 août sa volonté de mettre fin aux ventes de voiture diesel ou essence sur son marché d’ici 2040 dans le cadre de son nouveau plan de lutte contre la pollution de l’air, selon les médias britanniques. L’objectif est de réduire la pollution au dioxyde d’azote ou NO2, produit en particulier par les voitures et les camions. Cette décision interviendra trois semaines après une annonce similaire de Nicolas Hulot pour la France. L'Inde a également affirmé vouloir en finir avec les moteurs thermiques, mais encore plus tôt, d'ici 2030.

40 000 morts par an

Le Royaume-Uni figure parmi les cinq pays mis en garde en février par la Commission européenne pour la qualité de leur air, avec la France et l’Allemagne. Selon des chiffres officiels, la pollution de l’air tue plus de 40 000 personnes par an dans le pays et provoque une épidémie de maladies respiratoires, en particulier chez les jeunes enfants.

« Zones air propres »

Face à ce constat alarmant et saisie par une organisation de défense de l’environnement, la Haute Cour de Londres avait intimé en 2016 au gouvernement de revoir sa copie concernant les objectifs à atteindre. Une première version d'un plan anti-polluton avait été publiée en mai dernier rédigée conjointement par le ministère de l’Environnement et le ministère des Transports. Il proposait de développer les « zones air propres », à l’entrée desquelles les véhicules ne respectant pas certains standards anti-pollution seraient taxés.

Cette première version proposait également d’équiper les bus et poids lourds de nouvelles générations de pots catalytiques, et les taxis de moteurs fonctionnant au gaz de pétrole liquéfié (GPL). Les subventions à l’achat de véhicules électriques seraient étendues, et un programme ciblé de primes à la casse serait mis en place.

Londres en pointe

Le maire de Londres a aussi décidé de prendre le taureau par les cornes. Sadiq Khan a annoncé en avril la création dans la capitale d’une zone à ultra basse émission (Ulez) à partir de 2019, après l’introduction d’une nouvelle taxe de 10 livres (11,7 euros) imposée à partir d’octobre aux voitures datant d’avant 2006 pour circuler dans le centre de Londres. Il prévoit aussi le retrait progressif des bus et taxis roulant au diesel, un carburant qui émet trois fois plus de NO2 que l’essence.

Cathy Lafon avec l'AFP

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