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Réchauffement climatique: et cet iceberg géant qui finit de se détacher en Antarctique...

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Un iceberg géant se détache en Antarctique. Photo AFP

On vous en parle depuis plus d'un mois. L'iceberg géant, l’un des plus gros jamais vus, qui se détache de l'Antarctique, au pôle sud, n’est désormais plus relié au continent que sur cinq kilomètres, a indiqué ce mercredi 5 juillet l’Agence spatiale européenne (ESA) qui surveille l’évolution de ce très, très, très gros glaçon. Le "vêlage" de l'iceberg, comme on dit, n'est plus pour dans très longtemps : la banquise va bientôt accoucher d'un bloc de glace vraiment hors norme. 

Plus que 5 km 

Le 1er juin, il ne restait plus que 13 km avant que ce morceau de banquise de plus de 5 000 km2, soit 50 fois la superficie de Paris, ne se détache, selon les scientifiques. La crevasse qui fissure un énorme pan de glace attaché à l’ouest du continent Antarctique « mesure maintenant environ 200 km de long, ne laissant que 5 km entre la fin de la fissure et l’océan », précise l’ESA dans un communiqué. L'agence utilise des informations fournies par le satellite CryoSat, qui lui ont permis d'établir « la hauteur de la glace au-dessus de l’océan et calculé que l’iceberg final aura une épaisseur d’environ 190 mètres et contiendra quelque 1 155 kilomètres cubes de glace », explique Noel Gourmelen, de l’Université d’Edimbourg. « Nous avons aussi estimé que la profondeur sous le niveau de la mer pourrait atteindre 210 mètres », ajoute-t-il. 

L'équivalent de la Charente-Maritime

Des icebergs se détachent en permanence de l’Antarctique mais celui-ci, d’une surface désormais estimée par les scientifiques à 6 600 km2 (presque l'équivalent de la superficie du département de la Charente-Maritime), est particulièrement gros et doit être surveillé car il pourrait être dangereux pour la circulation maritime, souligne l’ESA.

Pas de scénario catastrophe en vue (dans l'immédiat)

La montée des eaux marines ne va pas trinquer ce coup-ci. Pour couper court aux fantasmes dignes du scénario du film catastrophe "Le Jour d'après", une fois libéré, l’iceberg n’aura pas d’impact sur le niveau des océans car il flotte déjà sur l’eau. Mais il fait partie d’une gigantesque barrière de glace, baptisée « Larsen C », qui au final pourrait suivre l’exemple de Larsen B, une autre barrière de glace qui s’était désintégrée de façon spectaculaire en 2002 au terme du même processus. Une troisième plateforme glaciaire, Larsen A, avait, elle, disparu en 1995. Mais l’Esa surveille attentivement l’évolution de Larsen C avec ses satellites CryoSat et Copernicus : ce bout de banquise retient des glaciers capables, eux, de faire gagner 10 cm aux mers du monde s’ils finissaient par se trouver à terme exposés à l’océan Antarctique, préviennent les chercheurs. 

La formation des icebergs est un processus naturel : chacun a en mémoire le naufrage du Titanic, lors de son voyage inaugural de Southampton à New York. Dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, le plus grand paquebot du monde, réputé insubmersible, avait heurté un iceberg dérivant dans l'hémisphère nord. Le réchauffement de l’air comme des océans contribue cependant à accélérer et à aggraver le phénomène, soulignent les scientifiques.

Cathy Lafon avec l'AFP

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