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Climat : 38°C en Sibérie, chaud devant !

Vous allez avoir chaud ces jours-ci, un pic de chaleur (pas une canicule) est en effet annoncé jusqu'à la fin de la semaine. Rien à voir toutefois avec.... la Sibérie ! La ville russe de Verkhoïansk, en Sibérie orientale, a enregistré samedi un pic de chaleur de 38°C, selon Pogoda i Klimat, un site regroupant des données météorologiques.

Un record absolu

Celles-ci doivent encore être validées, mais il s'agirait d'un record absolu pour cette ville de 1.300 habitants connue pour ses températures extrêmes, et où les hivers sont parmi les plus froids du monde (en 1892, le mercure y est même tombé à - 67,8°C, un autre record pour une zone habitée).  Certes, Verkhoïansk est habitué aux grands écarts avec son climat hypercontinental, marqué par des hivers très froids et des étés relativement chauds. La moyenne des températures minimales de janvier, le mois le plus froid de l’année, est de -48°C. Mais fin juin, en moyenne, on est autour des 21°C.  

Il n'avait sans doute jamais fait aussi chaud en juin au nord du cercle arctique ! Le record précédent était de 37,3 °C, mais cette  température avait été atteinte un mois plus tard, en juillet, le 25 juillet 1988. 

Ce record absolu de chaleur dans des zones parmi les froides du monde vient allonger la liste des signaux inquiétants pour l'avenir du climat sur la planète Terre.  Mais il ne constitue pas vraiment une surprise : le mois de mai 2020 a déjà été le mois de mai le plus chaud jamais enregistré sur la planète, et plus particulièrement dans la région arctique, selon le service européen d'observation de la Terre.

«L'Arctique se réchauffe aujourd'hui deux à trois fois plus vite que le reste de la planète»

Comme le rappelle la climatologue Valérie Masson-Delmotte, «l'Arctique se réchauffe aujourd'hui deux à trois fois plus vite que le reste de la planète». Un phénomène dû à «un ensemble de mécanismes amplificateurs», comme la réduction de l'albédo - le pouvoir réfléchissant d'une surface - due à la perte de la glace de mer et de la couverture neigeuse.

Des feux de forêt qui se multiplient en Sibérie

Cette tendance de fond, qu’aggravent encore des phénomènes météorologiques conjoncturels, n’est pas sans conséquence dans cette région du globe. L’une d’elles est la propagation des feux de forêt. Au total, de janvier à mi-mai, les flammes ont ravagé 4,8 millions d’hectares en Sibérie, dont 1,1 million de forêts boréales, selon une étude publiée début juin par l’antenne russe de l’ONG Greenpeace. Auxquels s'ajoutent les feux de tourbe dans la région arctique.

Cathy Lafon

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