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entreprise - Page 4

  • Solairedirect : "L’énergie solaire est bientôt la moins chère du monde"


    Usine de production Solairedirect DR solairedirect

    Le solaire, "100% de l'énergie mondiale en 2028"

    Solairedirect a la grosse pèche. S’exprimant lors d’un colloque de Ethic intitulé « Un nouveau regard sur l’énergie » à Paris, Thierry Lepercq, Président de l'entreprise, a déclaré le 24 mai dernier produire actuellement une énergie solaire à 100 €/MWh. Ce coût descendra à 70 €/MWh en 2014, ce qui fera de l'énergie solaire « la moins chère du monde à l’exception des gaz de schistes aux USA ». La baisse se poursuivant, le coût chutera à 40 €/MWh en 2020. L’énergie solaire pourrait représenter « 100% de l’énergie mondiale en 2028, et, à titre personnel, je pense que c’est le scénario le plus probable » n'hésite pas à déclarer Thierry Lepercq. « Reste le problème de l’intermittence que des entreprises vont résoudre » a ajouté confiant "Monsieur 100.000 photovolts". La très grosse pèche, donc.

    Grand soleil en 2012 pour Solairedirect, en Poitou-Charente...

    Il est vrai que Solairedirect a de quoi voir la vie en vert. 2ème producteur d’électricité solaire en France, l’entreprise a développé un modèle original de vente d’électricité solaire de gré à gré à prix compétitif, via ESTER (Electricité Solaire des Territoires), une Société d’Economie Mixte créée avec la région Poitou-Charentes. Aux termes du contrat signé en décembre dernier avec Sorégies (société poitevine d’électricité), ESTER fournit une électricité à environ 108 €/MWh avec un lissage sur 30 ans (schématiquement, au-delà de l’obligation d’achat sur 20 ans, le prix augmente mais il reste inférieur au prix de gros), ce qui protège les clients des hausses de l’électricité. 50.000 personnes dans le département de la Vienne sont susceptibles d’être approvisionnées. Thierry Lepercq a en outre annoncé la signature d’un nouveau contrat d’achat d’électricité photovoltaïque le 25 mai, avec Séolis, un fournisseur et distributeur locale d'électricité dans les Deux-Sèvres.

    ... comme dans les pays émergents

    Solairedirect s’est aussi imposé à l’export, dans les pays émergents, au Maroc, Chili, en Afrique du Sud, Inde, Thaïlande et Malaisie.  L’entreprise a remporté un gros contrat en Inde au mois de décembre dernier. Suite à un appel d’offres lancé par l’Afrique du Sud, Solairedirect a été retenu pour 2 projets et installera 2 parcs solaires de 10 MW. Son usine de production de panneaux photovoltaïques sur place au Cap, d’une capacité de 40 MW/an, va tripler sa capacité avec des partenaires locaux et chinois. Autres projets en cours en Afrique du Sud : Une société d’économie mixte destinée à produire de l’électricité et à engager un programme d’efficacité énergétique à Durban, et « Solar People », une initiative destinée à faire émerger des micro opérateurs d’électricité parmi les micro entrepreneurs locaux.

    thierry-lepercq.jpg "Monsieur 100.000 photovolts"

    Thierry Lepercq serait-il le nouveau Bernard Tapie du solaire ? Son parcours est en tout cas décoiffant. Retenu par l'Expansion comme candidat aux Trophées du business vert, l'actuel patron de Solairedirect vient de la banque.  Après une carrière de banquier d’affaires dans le secteur des hautes technologies (Bankers Trust, Banque Arjil, Oddo), Thierry Lepercq, HEC, monte en 1999 NetsCapital, établissement financier dédié aux sociétés de technologie, puis en 2003 Novatio Partners, un cabinet de conseil spécialisé dans l’innovation dans le secteur de l’énergie. En 2004, un think tank organisé avec GDF l'incite à créer sa propre entreprise dans le solaire: avec Amaury Korniloff, ex-directeur du développement de Poweo, il concrétise son idée en 2006 et réussit, en seulement quatre ans à atteindre 150 millions de chiffre d'affaires avec Solaire Direct (prévision pour 2010), devenu le premier producteur d'énergie solaire en France après EDF. Pas mal.

    Mais comment fait-il tout ça ?

    La rédaction de Plein soleil a enquêté début janvier sur une réussite atypique, qui peut apparaître comme le "mystère de Solairedirect", vu le contexte industriel actuel plutôt incertain des énergies renouvelables en France et du solaire en particulier. Un tarif d'achat à 10,8 centimes d'euro le kWh en France, tarif en dessous du prix payé par le consommateur ? Des marchés gagnés à l'étranger, face à  de rudes concurrents internationaux ? Qu'on se rassure : rien que de très parfaitement honnête et durable, conclut Plein Soleil, qui a décortiqué le système Solairedirect. Et surtout, un modèle durable, ultra dynamique, basé en Poitou-Charente sur les circuits courts de distribution, bien connus dans l'alimentation, avec les AMAP et les pratiques des  "locavores". Manger local, se chauffer et s'éclairer local, donc.  Un consommateur achète ainsi son électricité propre à une Entreprise Locale de Distribution (ELD) qui se fournit elle-même auprès d'une ferme solaire de proximité. Lorsque le nombre de consommateurs augmente, les volumes négociés deviennent de plus en plus importants. Avec à la clé la création d'un outil industriel local et donc des débouchés pour l'emploi. Exemplaire.

     Cathy Lafon

    EN SAVOIR PLUS

     ►LIRE AUSSI

    • Solairedirect : "l’énergie solaire est bientôt la moins chère du monde" Colorwatt, 25 mai 
    • "Le mystère de Solairedirect", enquête de Plein Soleil. "Comment font-ils pour monter des projets de centrales photovoltaïques avec un tarif d'achat à 10,8 centimes d'euro le kWh en France, tarif en dessous du prix payé par le consommateur ? Comment font-ils pour gagner des projets en Inde face à des concurrents internationaux ? Comment font-ils pour attirer les investisseurs et les financiers en cette période de resserrement du crédit avec d'ores et déjà plus de 500 millions d'euros levés ? Autant d'interrogations soulevées par les annonces successives des responsables de la société Solairedirect qui n'en finissent pas d'intriguer les professionnels du secteur." Pour lire la suite  : cliquer ICI
  • L'initiative. Philippe Starck, designer de l'écologie

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    Philippe Starck et la poubelle ELISE

    Du "Pibal "à la poubelle : c'est pas parce qu'on est écolo qu'on n'aime pas ce qui est beau

    Philippe Starck, qui vient de concevoir pour Bordeaux un nouveau concept de vélo de ville, le "Pibal", véhicule urbain hybride deux roues-trottinette, a présenté également le 15 février une poubelle de tri destinée aux entreprises qui permettra de collecter les papiers, les piles, les cartouches, et d'autres déchets de bureau valorisables. L'objet fera partie d'une nouvelle offre de recyclage de l'entreprise de réinsertion spécialisée ELISE, qui était jusqu'ici présente uniquement dans la collecte de papier.

    Pour les beaux yeux d'ELISE

    Philippe Starck, engagé depuis plusieurs années dans le combat pour l'écologie, a redessiné en 2011 la corbeille ELISE originelle qui était en carton et a demandé à l’entreprise Roquette à Lille de travailler à la création d’un plastique végétal conçu à partir de denrées qui ne peuvent pas être utilisées pour l’alimentation.  Ce nouveau matériau durable et écologique qui compose la corbeille ELISE permet de lancer alors une gamme entière de corbeilles que Philippe Starck a inventée pour que chaque salarié puisse trier la totalité de ses déchets : plastiques souples, piles, ampoules, cartouches, canettes, verre, lampes et tubes néon, etc.

    Trier et recycler  : plus c'est beau, plus c'est écolo

    «Trier et recycler peuvent et doivent être associés au plaisir. Les corbeilles sont esthétiques, durables, ont des couleurs vives. Tout a été pensé pour que le tri soit tout, sauf une punition c’est pourquoi j’ai dessiné un objet, qui je l’espère, est désirable et aussi intemporel. Le dessin exprime l’idée de la beauté intrinsèque du déchet et déjà froissé, pré-vieilli, il assure une longévité de la durée de vie de l’objet. Il fallait donner envie de regarder les corbeilles, de les disposer dans un bureau, de les utiliser … et donc de penser à trier.» explique Philippe Starck, sur le site internet de l'entreprise ELISE. Originaire du Nord de la France où elle est très implantée, ÉLISE, en plein développement, a établi en 2011 de nouveaux partenariats qui renforcent son réseau, à St Etienne, Lyon, Marseille.  Et pourquoi pas un jour à Bordeaux ?

    Cathy Lafon

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    Qui est ELISE ?

    ELISE (Entreprise locale d'initiatives au service de l'enironnement)  met en place, depuis 1998, le tri sélectif et la collecte de tous types de papiers, cartons et autres déchets de bureau dans les entreprises. Le produit collecté fait alors l'objet d'un tri en différentes qualités avant recyclage. Entreprise à vocation sociale, avec des emplois nouveaux chaque mois, ELISE répond pleinement à sa vocation qui est de créer des emplois pour des personnes en difficulté d'insertion (chômeurs longue durée, personnes handicapées, jeunes sans qualification...). 120 personnes ont déjà trouvé un emploi chez ELISE.

    • A Lyon, ELISE est en cours d'agrément Entreprise Adaptée. 
    • A Saint Etienne, le savoir-faire ELISE est mis en œuvre par l'Entreprise Adaptée Astp.
    • A Marseille, ELISE Provence est une Entreprise d'Insertion.

    Pour consulter le site d'ELISE : cliquer ICI.

    LIRE AUSSI

    Philippe Starck soutient la solution ELISE : cliquer ICI.

    Le "Pibal" de Philippe Starck : cliquer ICI.