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Covid-19 : au Congo, les gorilles se confinent, eux aussi, pour se protéger du coronavirus

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Des gorilles de montagne au Rwanda. Photo AFP

Les humains ne sont pas les seules victimes du coronavirus.  Espèces souvent en danger sinon menacées de disparition, les primates font aussi l'objet de mesures préventives dans les zoos, les parcs animaliers ou nationaux. Tel est le cas  du parc national des Virunga, en République Démocratique du Congo, qui abrite une réserve naturelle de gorilles de montagne et qui a décidé de fermer ses portes aux touristes jusqu’au 1er juin, afin de préserver les primates de l’épidémie de Covid-19.

Une précaution destinée à empêcher l'épidémie de se propager éventuellement aux primates, les gorilles restant très sensibles aux maladies humaines. Et notamment respiratoires. « Un simple rhume peut les tuer », affirme même le Fonds mondial pour la nature, le WWF, dans les colonnes du journal britannique The Daily Mail.

Comme pour les humains, le geste barrière de respecter une distance de sécurité suffisante avec les gorilles pour éviter de propager l’épidémie, peut s'appliquer. Théoriquement.  « Les observations ont montré que la distance des sept mètres était enfreinte 98 % du temps », rappelle l’écologiste ougandaise Gladys Kalema-Zikusoka, dans The Daily Mail. Cette mesure est donc difficile, voir impossible à appliquer, tant à cause du comportement des touristes que des singes, dont les déplacements sont imprévisibles. 

L'annonce de cette fermeture a été vivement applaudie par les écologistes. Même s'ils relèvent qu'elle est avant tout théorique, presque plus aucun touriste ne venant désormais visiter les sites, en raison de la pandémie mondiale, la masure pose néanmoins des problèmes financiers pour le parc national, dont la principale ressource reste les milliers de touristes qui visitent chaque année le parc national. La fermeture risque donc de mettre en péril la pérennité du site. D'où l'appel aux dons lancé par Paula Kahumbu, directrice du groupe de protection de la nature WildlifeDirect, dans les colonnes du Daily Mail. 

Deuxième problème et non des moindres : la fermeture de la réserve risque d’attirer les braconniers, fléau pour le maintien de la faune sauvage en Afrique, comme en Asie, en Indonésie ou en Amérique latine. Au lieu de protéger les gorilles, certains craignent que cette mesure n'aboutisse à l'effet inverse. A suivre.

Cathy Lafon

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